La Damnation de Faust

Question

The "Avant-Propos" preemptively defends Berlioz's adaptation of Goethe's Faust, specifically addressing the criticism of "mutilating a monument." Explain, as if to someone unfamiliar with the text, the fundamental dilemma composers face when adapting a revered literary work for the stage, using Berlioz's situation as a primary example.

Synthesized answer

According to the "Avant-Propos," the fundamental dilemma composers face when adapting a revered literary work for the stage is that it is "absolument impraticable de mettre en musique un poème de quelque étendue, qui ne fut pas écrit pour être chanté, sans lui faire subir une foule de modifications" [1]. This is especially true for Goethe's *Faust*, which Berlioz calls "le plus impossible à chanter intégralement d'un bout à l'autre" [1]. If a composer must alter a masterpiece in countless ways to make it musical, they risk being accused of "crime de lèse-majesté du génie" [1]. Berlioz argues that if such alteration is forbidden, then "il devrait être interdit aux musiciens de choisir pour thèmes de leurs compositions des poèmes illustres" [1], which would deprive the world of operas like Mozart's *Don Giovanni* and Rossini's *Barber of Seville* [5].

Berlioz uses his own situation as a primary example. He admits he borrowed only certain scenes from Goethe that fit his own plan, and that even if he had remained faithful to Goethe's idea, he would still face the reproach of having "mutilé un monument" [4]. He further defends his specific changes—such as setting a scene in Hungary—by…

Synthesized from the book passages below. Chat with the book on Feynman for follow-up.

From the book

En effet, on sait qu'il est absolument impraticable de mettre en musique un poème de quelque étendue, qui ne fut pas écrit pour être chanté, sans lui faire subir une foule de modifications. Et de tous les poèmes dramatiques exis- tants, Faust, sans aucun doute, est le plus impossible à chanter intégralement d'un bout à l'autre. Or si, tout en conservant la donnée du Faust de Gœthe, il faut, pour en faire le sujet d'une composition musicale, modifier le chef- d'œuvre de cent façons diverses, le crime de lèse-majesté du génie est tout aussi évident dans ce cas que dans l'autre et mérite…
Passage [3]
La légende du docteur Faust peut être traitée de toutes manières : elle est du domaine public ; elle avait été dramatisée par Gœthe ; elle circulait depuis longtemps sous diverses formes dans le monde littéraire du nord de l'Europe, quand il s'en empara ; le Faust de Marlow jouissait même, en Angle- terre, d'une sorte de célébrité, d'une gloire réelle que Gœthe a fait pâlir et disparaître. Quand à ceux des vers allemands, chantés dans la Damnation de Faust, qui sont des vers de Gœthe altérés, ils doivent évidemment choquer les oreilles allemandes, comme les vers de Racine altérés sans…
Passage [6]
entrer avec leur pure beauté dans les récitatifs ; on n'eut écrit aucun des nom- breux opéras qui existent sur les drames de Shakespeare ; enfin, M . Spohr serait peut-être condamnable d'avoir produit une œuvre qui porte aussi le nom de Faust, où l'on trouve les personnages de Faust, de Méphistophélës, de Marguerite, une scène de sorcières, et qui pourtant ne ressemble point au poème de Gœthe. Maintenant, aux observations de détail qui ont été faites sur le livret de la Damnation de Faust, il sera également facile de répondre. Pourquoi l'auteur, dit-on, a-t-il fait aller son…
Passage [5]
HALF MOROCCO $8.00 Ne». '/iuth, é/ê/vL\ AVANT-PROPOS Le titre seul de cet ouvrage indique qu'il n'est pas basé sur l'idée prin- cipale du Faust de Gœthe, puisque, dans l'illustre poème, Faust est sauvé. L'auteur de la Damnation de Faust a seulement emprunté à Gœthe un certain nombre de scènes qui pouvaient entrer dans le plan qu'il s'était tracé, scènes dont la séduction sur son esprit était irrésistible. Mais fût-il resté fidèle à la pensée de Gœthe, il n'en eût pas moins encouru le reproche, que plusieurs personnes lui ont déjà adressé (quelques-unes avec amerturme), d'avoir mutilé…
Passage [2]
suit alors qu'il devrait être interdit aux musiciens de choisir pour thèmes de leurs compositions des poèmes illustres. Nous serions ainsi privés de l'opéra de Don Juan, de Mozart, pour le livret duquel Da Ponte, a mo- difié le Don Juan de Molière; nous ne posséderions pas non plus son Mariage de Figaro, pour lequel le texte de la comédie de Beaumarchais n'a certes pas été respecté; ni celui du Barb'ier de Séville, de Rossini, par la même raison; ni VAlcesle de Gluck, qui n'est qu'une paraphrase informe de la tragédie d'Euripide ; ni son Iphigénie en Aulide, pour laquelle on a…
Passage [4]

More questions about this book