Relation originale du voyage de Jacques Cartier au Canada en 1534

Question

The text notes three differing versions of Cartier's first voyage—Italian, English, and a "second-hand" French one. Beyond mere translation errors, what fundamental reasons might explain why these accounts "differ equally," and how would a historian approach reconciling such discrepancies to establish a reliable narrative?

Synthesized answer

The provided passages identify three distinct accounts of Cartier's first voyage: an Italian version published by Ramusio, an English version published by Hakluyt, and a French version translated by Raphaël du Petit-Val in 1598 [1]. The text suggests that the French version known through du Petit-Val's translation was made because an original French version could not be obtained [1].

The passages indicate that the variations among these accounts are likely due to "errors of copistes, des fautes de lecture ou des bévues de traducteurs" (errors of copyists, reading mistakes, or translator blunders) [5]. A historian would approach reconciling these discrepancies by attempting to find the primitive source, which is believed to have been written in French by Cartier himself or one of his companions [2]. This original French text would allow for an assessment of the author's accuracy and the credibility of his claims [1, 2]. The passages suggest that differences in language, including provincialisms and nautical terminology, could also contribute to variations [2].

Synthesized from the book passages below. Chat with the book on Feynman for follow-up.

From the book

oup antérieure, sans cadrer exactement avec celle que nous a conservée Hakluyt, qui diffère également des deux autres. Du reste, on s'aperçoit aisément qu'elle n'a pu être l'oeuvre ni de Cartier, ni d'aucun de ses compagnons de voyage, surtout si on la rapproche de la relation du second voyage, que l'on croit pouvoir attribuer soit au chef, soit à un des marins de l'expédition. Celle-ci, par le style autant que par l'orthographe, révèle une main inexpérimentée, plus habile à guider un navire sur l'océan et affronter les tempêtes qu'à manier une plume. On arrive donc à cette…
Passage [4]
, eût permis d'apprécier l'exactitude de l'auteur et de régler la créance que l'on pouvait accorder à ses allégations. L'importance qu'elle eût offerte alors n'a pas diminué aujourd'hui, et nous croyons qu'il y a encore quelque intérêt pour nous à posséder la source primitive des différentes versions étrangères, c'est-à-dire la première relation, qui a dû être rédigée par Cartier lui-même (la supposition selon nous la plus vraisemblable) ou du moins par un de ses compagnons de route. Elle n'a pu évidemment être écrite qu'en français, dans le langage habituel des marins, et…
Passage [5]
publication de 1545, reproduite si soigneusement par M. d'Avezac, qui attribue à Cartier la relation du second voyage. Quoique ce dernier texte paraisse déjà amélioré, puisqu'il s'écarte dans maint passage des trois versions manuscrites de la Bibliothèque impériale, qui ne sont pas non plus identiques entre elles, on peut remarquer que la langue en est beaucoup plus incorrecte que la traduction de 1598. Si, au contraire, nous venons à le comparer avec celui que nous publions, on y remarquera de nombreuses analogies d'expressions, de tournures, d'idiotismes, nous dirons…
Passage [6]
éviations se multiplient, se compliquent, et la lecture, facile au début, devient sur la fin d'une difficulté extrême. Nous avons reproduit ce texte aussi scrupuleusement que possible, et nous ne nous sommes permis que les modifications que réclamait impérieusement l'impression. Nous avons ajouté en appendice une pièce qui nous a paru assez curieuse en ce qu'elle établit et résume exactement les découvertes faites par les Français et les Anglais dans l'Amérique du Nord. Elle est postérieure à 1630, puisqu'elle relate des faits arrivés à cette époque, dont elle se rapproche beaucoup…
Passage [9]
retagne qui avoisine Saint-Malo, en un mot l'original qui a dû servir aux diverses traductions publiées antérieurement. Quant aux variantes que présentent ces divers textes, elles sont légères et s'expliquent facilement par des erreurs de copistes, des fautes de lecture ou des bévues de traducteurs. Cette pièce (no 5, portefeuille LVII de Fontette) porte pour suscription:_ Voyage de Jacques Cartier, 1544. _Malgré ces chiffres, on ne saurait regarder cette date comme rigoureusement exacte; mais pour quiconque a l'habitude des manuscrits de cette époque, il est facile de lui en donner…
Passage [8]

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