Relation originale du voyage de Jacques Cartier au Canada en 1534

Question

Considering the stylistic and attribution distinctions made between the first voyage's "second-hand" account and the second voyage's "inexperienced hand" relation, what does this tell us about the process of documenting exploration in the 16th century, and how might it influence our trust in such historical records?

Synthesized answer

The passages reveal that 16th-century exploration documentation was often indirect and layered. The first voyage’s account exists in multiple versions—Italian, English, and a lost French original—none of which was written by Cartier or his crew, but rather by later translators like Ramusio and Hakluyt [1]. In contrast, the second voyage’s relation is attributed to Cartier himself or a crew member, as its style and spelling reveal “une main inexpérimentée” (an inexperienced hand) more skilled at sailing than writing [1]. This shows that records could be compiled by non-participants (first voyage) or by participants with limited literacy (second voyage), and that multiple, differing versions of the same event could circulate.

This process influences trust in such records. The passages note that without an original manuscript, it is impossible to “apprécier l’exactitude de l’auteur et de régler la créance” (assess the author’s accuracy and determine the credibility) of the claims [1][3]. However, the second voyage’s relation is considered more reliable because it contains personal markers—like “Je nomme icelle isle saincte Katherine”—that identify Cartier as the author, and its…

Synthesized from the book passages below. Chat with the book on Feynman for follow-up.

From the book

oup antérieure, sans cadrer exactement avec celle que nous a conservée Hakluyt, qui diffère également des deux autres. Du reste, on s'aperçoit aisément qu'elle n'a pu être l'oeuvre ni de Cartier, ni d'aucun de ses compagnons de voyage, surtout si on la rapproche de la relation du second voyage, que l'on croit pouvoir attribuer soit au chef, soit à un des marins de l'expédition. Celle-ci, par le style autant que par l'orthographe, révèle une main inexpérimentée, plus habile à guider un navire sur l'océan et affronter les tempêtes qu'à manier une plume. On arrive donc à cette…
Passage [4]
publication de 1545, reproduite si soigneusement par M. d'Avezac, qui attribue à Cartier la relation du second voyage. Quoique ce dernier texte paraisse déjà amélioré, puisqu'il s'écarte dans maint passage des trois versions manuscrites de la Bibliothèque impériale, qui ne sont pas non plus identiques entre elles, on peut remarquer que la langue en est beaucoup plus incorrecte que la traduction de 1598. Si, au contraire, nous venons à le comparer avec celui que nous publions, on y remarquera de nombreuses analogies d'expressions, de tournures, d'idiotismes, nous dirons…
Passage [6]
, eût permis d'apprécier l'exactitude de l'auteur et de régler la créance que l'on pouvait accorder à ses allégations. L'importance qu'elle eût offerte alors n'a pas diminué aujourd'hui, et nous croyons qu'il y a encore quelque intérêt pour nous à posséder la source primitive des différentes versions étrangères, c'est-à-dire la première relation, qui a dû être rédigée par Cartier lui-même (la supposition selon nous la plus vraisemblable) ou du moins par un de ses compagnons de route. Elle n'a pu évidemment être écrite qu'en français, dans le langage habituel des marins, et…
Passage [5]
retagne qui avoisine Saint-Malo, en un mot l'original qui a dû servir aux diverses traductions publiées antérieurement. Quant aux variantes que présentent ces divers textes, elles sont légères et s'expliquent facilement par des erreurs de copistes, des fautes de lecture ou des bévues de traducteurs. Cette pièce (no 5, portefeuille LVII de Fontette) porte pour suscription:_ Voyage de Jacques Cartier, 1544. _Malgré ces chiffres, on ne saurait regarder cette date comme rigoureusement exacte; mais pour quiconque a l'habitude des manuscrits de cette époque, il est facile de lui en donner…
Passage [8]
partîmes..., nous arrivâmes..., _il se trahit quand il lui échappe de dire:_ Je nomme icelle isle saincte Katherine... (p. 7.) _Or ce droit appartenait exclusivement au chef de l'expédition, et le chef c'était Jacques Cartier. Parfois il se laisse entraîner à émettre son opinion personnelle par ces mots:_ j'estime... p. 11; j'ai seu... (p. 12); je presume mielx que aultrement à ce que j'ai veu... (p. 20); _et la façon modeste avec laquelle il nous dit:_ Icelluy fut nommé le hable Cartier... (p. 7) _ne fait que confirmer notre hypothèse, car toute autre personne de l'équipage n'eût…
Passage [7]

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