Modiano's central theme of memory?
Je ne me souviens pas exactement comment cela a commencé, mais la mémoire, elle, est une sorte de brouillard persistant. Ce n'est pas une collection ordonnée de faits, mais plutôt une atmosphère, une impression qui nous hante. Il y a cette sensation d'une présence absente, d'un passé qui ne cesse de murmurer, même lorsqu'on croit l'avoir laissé derrière soi. C'est comme une photographie qui perd ses contours, mais dont le sujet continue de nous fixer. Dans Dora Bruder, par exemple, je voulais retrouver une jeune fille à travers les traces ténues qu'elle avait laissées, une existence suspendue, presque effacée par le temps. Le passé n'est jamais vraiment mort; il se cache, il attend.
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